[Vidéo] Diwan. Un cours de beat box en première classe

Pas facile de garder tout le monde concentré sur une photo avant les vacances. On sent Krismenn & Alem (dans le fond, au centre) plus habitués…

Les élèves de l’école Diwan de Châteaulin peuvent partir en vacances en toute sérénité : ils ont reçu la visite du duo d’artistes Krismenn & Alem, vendredi après-midi, juste avant leur passage au festival Paotr Saout, à Lennon, le soir même. Au menu de la rencontre : langue bretonne et beat-box.

Comme tous les enfants du même âge à l’approche des vacances, les élèves de l’école Diwan étaient excités comme des puces, vendredi après-midi. Mais la coupure de deux semaines qui s’annonçait n’était pas la seule raison de cette petite agitation. Les jeunes bretonnants avaient en effet rendez-vous avec Krismenn & Alem. Pour ceux qui ignoreraient de qui il s’agit, les deux hommes forment un duo musical spécialisé dans le kan ha beat box. Alem, originaire de Lyon, a été champion du monde de beatbox il y a quelques années. Krismenn (Christophe Le Menn de son vrai nom), né à Landerneau, excelle lui aussi dans le beatbox, en y association des chants typiquement bretons.

Un art subtil et inhabituel qu’ils ont essayé d’enseigner à des enfants un peu impressionnés et étonnés du talent présenté par les deux hommes, à qui ils ont réservé de nombreux applaudissements. « On n’a pas beaucoup l’occasion d’aller dans les écoles mais ça plaît tout le temps lorsqu’on le fait, ils sont réceptifs », s’amusent les deux amis.

« La démarche par soi-même »

Pour l’occasion, le lieu de la visite n’était pas dénué de sens non plus, Krismenn étant lui aussi, d’une autre manière que les professeurs de Diwan, un ambassadeur d’une langue bretonne dont la transmission n’est pas chose si aisée. « Je n’ai jamais étudié à Diwan, j’y ai été pion. J’ai commencé à apprendre le breton au lycée à Brest. C’est un sujet important, forcément, d’autant que la pratique semble en chute libre. Aujourd’hui, pour le parler, il faut faire la démarche par soi-même, ce n’était pas le cas dans des générations plus anciennes ».

Des élèves brillants!

Il a pu constater en tout cas que les élèves de l’école Diwan châteaulinoise (ouverte depuis 2007) étaient déjà en mesure de dialoguer tout à fait correctement en breton avec lui, au cours d’échanges que l’auteur de ces lignes, non-brittophone, ne prendra pas le risque de retranscrire ici.

Après cette petite rencontre d’une grosse demi-heure, le duo a pris la direction de Lennon, où un autre public, un peu moins jeune mais sans doute tout aussi agité, l’attendait au festival Paotr Saout.

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