Diwan. Les communes appelées à la rescousse.

Dix-huit enfants de six communes sont scolarisées dans l’école Diwan de Châteaulin, dirigée par Valentine Parent (ci-dessus). (Photo d’archives Le Télégramme)

Depuis quelques semaines, la grogne des écoles Diwan se fait entendre un peu partout en Bretagne. Motif de cette colère : de nombreuses communes dans lesquelles résident des enfants scolarisés dans une école Diwan ne versent pas de forfait scolaire. À Châteaulin, la présidente de l’Association des parents d’élèves (APE) de Diwan, Karine Godec, constate que « l’école accueille 18 enfants de six communes : Châteaulin, Saint-Coulitz, Pleyben, Le Cloître-Pleyben, Pont-de-Buis et Lothey. Châteaulin et Saint-Coulitz versent le forfait scolaire de 800 € pour huit élèves, il en reste donc dix qui ne sont pas payés ».

De ce fait, Karine Godec indique que l’école n’est pas en mesure de reverser les 4250 € qu’elle devrait donner chaque année au réseau Diwan. « Cette somme est calculée pour tous les établissements du réseau en fonction de leur taille. Elle sert à payer les contrats des enseignants, qui sont sous contrat avec le réseau et non avec l’Éducation nationale », explique Karine Godec. Les animations proposées par l’association des parents d’élèves, à l’image du salon d’artisans d’art de Noël, restent la principale ressource. Annuellement, elles permettent de recueillir 16 000 €, qui sont entièrement consacrés au fonctionnement de l’école.

« C’est le choix des parents »

En conséquence, l’Association des parents d’élèves de Diwan Kastellin réclame que le versement de ce forfait soit systématisé. « Ce ne serait que reconnaître la réalité de la mission de service public local remplie par Diwan depuis quarante ans, dans le respect des principes d’égalité, de gratuité et de laïcité », estime Karine Godec au nom de l’APE. En outre, une lettre vient d’être transmise aux élus des quatre communes ne versant pas de forfait à l’établissement châteaulinois. Elle leur demande de revoir leur position, même si rien ne les y oblige d’un point de vue légal. En effet, le versement du forfait scolaire n’est obligatoire que pour les enfants de plus de 6 ans domiciliés dans la commune où se situe l’école. « Nous avons aussi été sollicités par l’école du Faou. Nous faisons beaucoup d’efforts pour les écoles de Pont-de-Buis ou de Logonna-Quimerc’h. On tâche de donner les meilleures conditions aux enfants de la commune. Si les parents décident d’amener leurs enfants à l’école privée de Châteaulin ou à Diwan, c’est leur choix », explique par exemple Roger Mellouët, maire de Pont-de-Buis. Saint-Coulitz, seule commune versant ce forfait (hormis Châteaulin), n’a pas d’autre choix, du fait de l’absence d’école sur le territoire communal.

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Publié dans AEP