[J-1] Les carnets de Leslie sont à Artisan’Art.

D’origine jurassienne, Leslie Travers vit à Lothey. Elle dessine et s’est récemment lancée dans la fabrication de carnets. Elle les expose durant tout ce week-end, à Artisan’Art, le grand marché de Noël de l’école Diwan de Châteaulin.

Leslie Travers apprend vite. Quand la jeune maman se passionne pour quelque chose, elle s’y donne à fond. Toute petite, lorsqu’elle a découvert l’équitation, le virus du cheval ne l’a plus quitté. Il y a cinq ans, l’envie lui a pris de dessiner des chevaux. « Je ne savais pas dessiner et j’ai appris seule. À présent, j’exécute toutes sortes de portraits d’animaux, aux crayons pastel, que les gens me commandent ou que je vends sur les marchés ».

Leslie a un style bien à elle, car elle ne reproduit pas exactement l’animal à partir de sa photo. Elle laisse volontairement des trous dans le dessin que les yeux de celui qui regarde remplissent, reconnaissant sans hésitation son animal. « J’apporte une vingtaine de dessins à Artisan’Art », promet-elle.

L’atelier Charvin

Il y a deux mois, elle s’est prise de passion pour la fabrication de carnet. « Au début, j’en ai raté quelques-uns », sourit-elle. Une passion qui lui est venue lorsqu’elle s’est mis en tête de fabriquer un licol en cuir pour Odin, le cheval islandais qu’elle monte à Saint-Coulitz.

Une fois la technique du cuir bien en main, Leslie a créé officiellement sa petite entreprise : l’atelier Charvin. Charvin ? « Avec Alex, mon mari, nous avons vécu quelque temps en Haute-Savoie, au pied du mont Charvin qui surplombe le lac d’Annecy. Il y avait plein de forêts où vivaient des hardes de cerfs. Nous en conservons un magnifique souvenir ». Le cerf est d’ailleurs devenu son animal totem.

Le breton en six mois

Son mari aussi est artiste et artisan. « Alex se passionne pour le bois et fabrique des meubles. À la naissance de notre fille Maïwenn, il y a sept ans, il a décidé d’apprendre le breton. Ce qu’il a fait en six mois avec l’association Mervent », raconte Leslie, qui comprend le breton mais sans le parler. Aujourd’hui, Maïwenn est scolarisée à l’école Diwan de Châteaulin, où il lui tarde d’apprendre l’anglais, tendant l’oreille lorsque les grands de sa classe unique en font.

L’atelier est dans la maison familiale de Lothey. Une table, un cutter, un massicot, quelques poinçons et le tour est joué. Il n’en faut pas plus (si ce n’est beaucoup d’imagination) pour réaliser des carnets à la reliure copte ou japonaise, cousus à la main avec du fil de lin coloré. D’autres, aux couvertures uniquement en cuir, sont confectionnés avec des vis de reliure afin de pouvoir les recharger en papier recyclable ou kraft.

Ses carnets sont aussi en bois ou en liège, ornés de papier colorés, de photos récupérées dans les magazines ou de cartes routières et de randonnées.

Beaux carnets

« Au total, j’en ai environ 150 de styles et de formats différents. Selon les tailles, les matériaux et la technique utilisée, je les vends entre 12 et 45 € ». Certains peuvent servir de simples carnets de notes, d’autres de beaux carnets pour noter des recettes, rédiger un journal intime où tout ce qu’on voudra bien lui confier.

Pratique

Artisan’Art, salon d’artisanat d’art et marché de Noël, réunit 65 créateurs bretons à Coatigrac’h, ce samedi, de 14 h à 19 h, et dimanche, de 10 h à 18 h. Entrée : 2 €, à partir de 12 ans ; valable pour les deux jours. Restauration sur place.

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