[J-9] Artisan’art. Le marché de Noël s’étoffe

À la fois salon d’artisanat d’art et marché de Noël, Artisan’art réunit, cette année, 65 créateurs bretons à Coatigrac’h, le week-end des 23 et 24 novembre. C’est dix de plus que par le passé. Des animations et des démonstrations sont également au menu de cet événement annuel, lancé par le comité de soutien de l’école Diwan.

Créé en 2007 par Kuzul Skoazell Diwan Kastellin, le comité de soutien de l’école bilingue, Artisan’art est devenu l’une des manifestations du genre parmi les plus importantes du département. Le comité ne peut d’ailleurs pas se louper car les bénéfices représentent environ la moitié des 17 000 € qu’il verse annuellement pour le bon fonctionnement de cette école où sont scolarisés 22 enfants. Une quinzaine de parents consacre, à elle seule, quelque 1 000 heures annuelles de bénévolat pour organiser ce salon d’artisanat d’art (5 000 heures pour tous les événements).

Décalées ou classiques

Le public vient de loin pour découvrir le travail des artisans d’art. Bon an mal an, ce sont plus de 2 000 personnes qui, durant tout un week-end, se déplacent pour arpenter les allées de l’espace Coatigrac’h où sont exposées des créations parfois décalées parfois plus classiques, mais adaptées à toutes les bourses : photographies, bijoux, vêtements, jeux et jouets, produits de la ferme, livres, objets déco, céramiques, etc. La liste est longue.

65 créateurs

Une liste qui s’allonge, cette année, car les artisans sont 65 à exposer pour cette 13e édition. « Jusqu’alors, nous limitions volontairement le nombre des exposants à 55, afin que chacun ait suffisamment de place. Mais l’année dernière, pour cause de rénovation de l’espace Coatigrac’h, Artisan’art s’est tenu au gymnase Saint-Louis, plus petit, où nous nous sommes rendu compte qu’il était possible de se serrer, sans se gêner », explique Énora Le Roux, une maman d’élève impliquée dans l’organisation.

Renouvelés pour moitié

Venant de toute la Bretagne, les artisans sont nombreux à vouloir être présents à Artisan’art. « Chaque année, nous devons refuser plusieurs dizaines d’exposants », confirme Morgane Viezzer, elle aussi cheville ouvrière de ce marché de Noël avant l’heure. Les règles que s’est imposé le comité de soutien sont claires : les exposants sont renouvelés pour moitié tous les ans et ceux-ci ne doivent être que des créateurs. « Nous voulons présenter des choses à la fois originales et d’une grande diversité », complète Angéline Cazouret, une autre maman.

Une chamane et un archéologue

Pour étayer son propos, la bénévole cite le Quimpérois Arnaud Gonidec, de l’Échoppe du Griffon Noir. « Il fait de l’hypocras. C’est un vin aux épices qui se faisait au Moyen Âge ». Et les autres bénévoles d’évoquer leurs coups de cœur. L’une en pince pour Blandine Schlewer. « Elle se présente comme chamane et fabrique, sous le nom d’Emren, des orgonites, des bâtons de mage, des jardins zen, etc. ». Une autre admire les bijoux en laiton, bronze ou cuivre que le néobretonnant et archéologue de formation Michel Cluytens fond lui-même.

Il y a trop de belles choses à évoquer mais personne ne veut faire l’impasse sur Violaine Giraud dont les articles en cuir parlent aux femmes, ni sur les couteaux de toutes les origines du forgeron Karel Janik ou encore les cosmétiques qu’Isabelle Kerignard élabore à base de lait de jument.

Animations et démonstrations

Non content d’exposer, certains artisans d’art travaillent devant le public. Ainsi, Nicole Guédes, de l’association Tessitura, tisse et coud ses propres tissus. Dans un autre genre, Gilbert Bideau, intarissablement vannier, n’est jamais avare d’explications.

En plus des créateurs, un atelier zéro déchets est animé par Polysonnance et les jeunes du centre social emballent les cadeaux pour financer leurs projets.

Enfin, à la garderie, l’écrivaine Cathy Rosmorduc raconte des histoires sur Saint-Pierre-et-Miquelon, dont elle est originaire. Certains s’impatientent d’avoir la visite d’un drôle de Père Noël qui fait du yoga et joue au jeu de construction.

Pratique

Artisan’art, samedi 23 novembre, de 14 h à 19 h, et dimanche 24 novembre, de 10 h à 18 h, à l’espace Coatigrac’h. Entrée : 2 €, à partir de 12 ans ; valable pour les deux jours. Restauration sur place.

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