﻿{"id":3028,"date":"2017-11-17T00:00:02","date_gmt":"2017-11-16T23:00:02","guid":{"rendered":"https:\/\/diwankastellin.bzh\/fr\/?p=3028"},"modified":"2018-04-07T12:27:33","modified_gmt":"2018-04-07T11:27:33","slug":"langue-malgre-diwan-breton-reste-menace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/diwankastellin.bzh\/fr\/blog\/2017\/11\/17\/langue-malgre-diwan-breton-reste-menace\/","title":{"rendered":"Langue. Malgr\u00e9 Diwan, le breton reste menac\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"dslc-theme-content\"><div id=\"dslc-theme-content-inner\"><p>&nbsp;<\/p>\n<p>Diwan a jou\u00e9 un r\u00f4le de \u00ab locomotive dans la r\u00e9appropriation de la langue \u00bb, estime Lena Louarn, vice-pr\u00e9sidente du conseil r\u00e9gional de Bretagne. (Photo Claude Prigent)<\/p>\n<h2 class=\"chapo\">Les \u00e9coles Diwan, qui proposent un enseignement bilingue breton-fran\u00e7ais, f\u00eatent cette ann\u00e9e leurs 40 ans. Pourtant, l&rsquo;avenir de la langue bretonne semble, lui, toujours menac\u00e9.<\/h2>\n<p>Avec 97,3 % de r\u00e9ussite au bac g\u00e9n\u00e9ral en 2017, contre 90,7 % dans l&rsquo;Hexagone, Diwan (\u00ab germer \u00bb, NDLR), le r\u00e9seau d&rsquo;\u00e9coles associatives, affiche un joli palmar\u00e8s, 40 ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation. Fond\u00e9 sur un enseignement \u00ab immersif \u00bb, son projet p\u00e9dagogique n&rsquo;introduit le fran\u00e7ais dans l&rsquo;enseignement qu&rsquo;\u00e0 partir du CE1. Non sans succ\u00e8s. \u00ab Diwan se porte bien sur le plan des r\u00e9sultats et, ce qui est plus important, de la capacit\u00e9 \u00e0 accompagner les \u00e9l\u00e8ves jusqu&rsquo;au bac \u00bb, se f\u00e9licite Anna-Vari Chapalain, directrice du r\u00e9seau.<\/p>\n<div id=\"Position1\" class=\"pub\">\n<div id=\"pub_dfp_article\"><\/div>\n<\/div>\n<h2 class=\"Hinter_titre\">\u00ab Locomotive linguistique \u00bb<\/h2>\n<p>Avec 4.318 \u00e9l\u00e8ves dans 47 \u00e9coles, six coll\u00e8ges et un lyc\u00e9e, et des effectifs en constante progression (+ 17 % en cinq ans), Diwan s&rsquo;agrandit d&rsquo;une nouvelle \u00e9cole chaque ann\u00e9e et pr\u00e9voit d&rsquo;ouvrir un second lyc\u00e9e. Selon Lena Louarn, vice-pr\u00e9sidente du conseil r\u00e9gional de Bretagne charg\u00e9e des langues, Diwan, depuis sa cr\u00e9ation en 1977, a jou\u00e9 un r\u00f4le de \u00ab locomotive dans la r\u00e9appropriation de la langue \u00bb. \u00ab Partenaires \u00bb des \u00e9tablissements, les parents pl\u00e9biscitent aussi la libert\u00e9 p\u00e9dagogique des \u00e9coles, qui offrent une large place aux p\u00e9dagogies alternatives. Quant \u00e0 ceux qui jugent artificiel l&rsquo;apprentissage du breton pour les non-bretonnants, la pr\u00e9sidente de Diwan St\u00e9phanie Stoll r\u00e9pond : \u00ab Une langue ne se r\u00e9duit pas \u00e0 son utilit\u00e9 \u00e9conomique, tout ce qu&rsquo;on vit avec une langue rel\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9motion \u00bb. Aujourd&rsquo;hui, les \u00e9coles Diwan ne repr\u00e9sentent qu&rsquo;environ 2 % des \u00e9l\u00e8ves des cinq d\u00e9partements de la Bretagne historique, si l&rsquo;on inclut les classes bretonnantes du public et du priv\u00e9 catholique. Avec 180.000 locuteurs estim\u00e9s, selon l&rsquo;Office public de la langue bretonne (OPLB), contre 1,3 million au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le breton reste menac\u00e9 : \u00ab Nous perdons 5.000 \u00e0 6.000 locuteurs chaque ann\u00e9e tandis qu&rsquo;environ un millier sont form\u00e9s \u00bb, rappelle Meriadeg Vallerie, de l&rsquo;OPLB.<\/p>\n<h2 class=\"Hinter_titre\">Crise de croissance<\/h2>\n<p>Le r\u00e9seau associatif est, par ailleurs, confront\u00e9 \u00e0 une crise de croissance. Port\u00e9 depuis l&rsquo;origine par l&rsquo;\u00e9nergie de ses membres, notamment b\u00e9n\u00e9voles, il peine \u00e0 recruter des enseignants bilingues. Le budget s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 4,7 millions d&rsquo;euros mais repose \u00e0 53 % sur l&rsquo;autofinancement, essentiellement par dons, le reste provenant de subventions. \u00ab Il est difficile avec un statut associatif et peu de moyens de remplir notre mission de service public, juge Anna-Vari Chapalain. M\u00eame gratuite, une \u00e9cole a un co\u00fbt. Il en faut des cr\u00eapes pour trouver des financements ! \u00bb. De plus, la loi n&rsquo;impose pas aux communes de r\u00e9sidence de verser \u00e0 Diwan le forfait scolaire, une obligation pour le public, alors que les recettes permettraient de financer les postes p\u00e9riscolaires. Or, Diwan emploie 150 contrats aid\u00e9s que l&rsquo;\u00c9tat a accept\u00e9 de financer jusqu&rsquo;en juillet 2018. Aussi, le d\u00e9put\u00e9 morbihannais Paul Molac (LREM), entend d\u00e9poser une proposition de loi pour garantir un meilleur statut aux \u00e9coles associatives la\u00efques et gratuites de langue r\u00e9gionale.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.letelegramme.fr\/morbihan\/breton-5-000-a-6-000-locuteurs-en-moins-par-an-17-11-2017-11743829.php\">Lire l&rsquo;article sur le t\u00e9l\u00e9gramme<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Diwan a jou\u00e9 un r\u00f4le de \u00ab locomotive dans la r\u00e9appropriation de la langue \u00bb, estime Lena Louarn, vice-pr\u00e9sidente du conseil r\u00e9gional de Bretagne. (Photo Claude Prigent) Les \u00e9coles Diwan, qui proposent un enseignement bilingue breton-fran\u00e7ais, f\u00eatent cette ann\u00e9e leurs 40 ans. Pourtant, l&rsquo;avenir de la langue bretonne semble, lui, toujours menac\u00e9. 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